Lettre à la politique bruxelloise


4 novembre 2025

Le journal « Le Soir » a lancé un appel à contributions invitant ses lecteurs à interpeller les responsables politiques à travers des lettres en raison de la crise politique en Région bruxelloise. Notre directrice, Loredana Marchi, partage sa contribution :

Bruxelles a encore toujours besoin de ses ACS (agents contractuels subventionnés)!

Un des problèmes dans la discussion politique sur l’avenir de Bruxelles se situe dans le risque que quelqu’un mettrait en cause le système ACS-GEKO pour “épargner”. Dans ce cas, il est sûr que le monde social souffrirait du non-maintien ou d’une forte réduction de ce système.
Retraçons l’histoire du système pour bien comprendre l’enjeu. Cela nous amène aux anées 80, moment difficile pour le monde du travail qui devait intégrer des personnes souvent sans scolarisation et n’y parvenait pas. On mettait donc sur pied un système TCT-DAC pour ces personnes, qui a généré les ACS (en français)-GEKO (en néerlandais). Ce système créait une intégration de ces personnes dans le monde du travail par une intégration dans le monde social et culturel, ce qui donnait du sens à leur vie et évitait d’en faire à terme des clients des CPAS. Intéressant donc pour les personnes concernées, ce système s’est en même temps développé comme intéressant pour la société civile et les asbls.
Plus de 40 ans se sont écoulés. Le sytème ACS-GEKO est devenu un axe portant du monde social à Bruxelles. Si on enlève ce système, on met aujourd’hui en danger le social à Bruxelles, des deux côtés (francophone – néerlandophone). N’oublions pas que grâce au social une ville comme Bruxelles a pu résister à des moment difficiles comme après les attentats et la radicalisation. C’est grâce à ce système que certaines communes peuvent maintenir une cohésion sociale bénéfique pour tant de gens.
On voit actuellement s’esquisser un avenir sombre au niveau de la sécurité sociale. A un moment où beaucoup de personnes tombent dans le vide financier, le système ACS-GEKO est indispensable pour notre société civile pour aider à mieux encadrer les personnes en crise.
Il est donc à éviter à tout prix seulement déjà de penser de toucher au système ACS-GEKO, ce qui signifierait la presque fermeture du social à Bruxelles. Ce n’est pas le moment de jouer avec cette idée.
Bruxelles, avec toute sa complexité sociale et culturelle, a vraiment besoin de ces ACS-GEKO. Ils sont une nécessité pour la cohésion sociale à Bruxelles. La société civile en a besoin!

Retour