Anderlecht : les chiffres les plus récents sur le décrochage scolaire

Message adressé à Foyer vzw par Edwin Verdoolaege, que nous reprenons volontiers sur notre blog.

« Anderlecht, côté enseignement néerlandophone,  a enregistré un peu moins de 4.000 décrocheurs scolaires au cours des 14 dernières années, depuis l’année scolaire 2010-2011.
Mais étant donné que la population est légèrement plus importante qu’à Molenbeek-Saint-Jean, la part de l’enseignement néerlandophone dans l’ensemble de l’enseignement oscille autour de 21-22 %, soit un peu moins qu’à Molenbeek. Néanmoins, cela reste une bonne mesure de la situation générale de l’enseignement (puisque nous ne disposons pas de ces données détaillées du côté francophone).

On constate également que l’évolution est différente de celle de Molenbeek : il n’y a pas la réaction brutale observée autour de 2015-2016 (attentats de Zaventem en mars 2016). Mais on observe néanmoins un plateau de mauvais résultats chez les garçons entre 2014 et 2018 et, comme à Molenbeek, un écart important entre les résultats des garçons et ceux des filles. Il est donc important de continuer à distinguer les données selon le genre.

Mais la grande inquiétude concerne évidemment l’évolution récente à Anderlecht, où le décrochage scolaire chez les garçons montre une forte hausse jusqu’à 37,5 %, en contraste marqué avec les 14,3 % chez les filles. Un rapport de 2,5 pour 1, preuve qu’il se passe quelque chose d’anormal. L’attention médiatique portée à la problématique locale de la drogue a sans doute déclenché certains processus ayant conduit à des décisions irrationnelles. (…)

Nous examinons ensuite la situation au niveau des filières d’études. Dans l’enseignement général, à la fin de l’année scolaire 2023-2024, on compte 8,2 % de décrocheurs scolaires, répartis également entre garçons et filles — ce qui est très remarquable. Ce chiffre monte à 26,1 % dans l’enseignement technique, avec 14,7 % chez les filles et déjà 37,1 % chez les garçons. Mais comme à Molenbeek, c’est l’enseignement professionnel qui constitue la plus grande source d’inquiétude, avec 44,8 % de décrochage scolaire précoce (et même 63,0 % chez les garçons).

Ce sont surtout des élèves issus de familles vulnérables qui se retrouvent dans l’eneignement profesionnel, ce qui rend la situation évidemment doublement préoccupante et peut éventuellement conduire à une radicalisation et à d’autres effets sociétaux indésirables. »

Nous publions ceci afin que des mesures soient prises face au décrochage scolaire beaucoup trop élevé dans l’enseignement professionnel. Cela doit changer. Qui maintient des écoles ouvertes avec un taux de décrochage aussi élevé tout en négligeant d’y remédier de toute urgence ? Et non, nous n’en faisons pas porter la responsabilité aux écoles elles-mêmes ni aux enseignants.

  1. En annexe : le taux global de décrochage scolaire dans l’enseignement néerlandophone à Anderlecht.

Le 21 février, l’UNESCO a attiré l’attention sur les langues maternelles. Le respect des langues maternelles est, depuis 1980, un point d’attention important pour Foyer, lié à un respect tout aussi grand pour les langues d’enseignement. Entre 1981 et 2011, Foyer a réussi, pendant 30 ans, à donner une place à l’enseignement des langues maternelles dans l’enseignement fondamental néerlandophone bruxellois. Celui qui examine aujourd’hui les parcours des élèves ayant suivi ce programme est surpris par les nombreuses réussites qui en ont découlé. Bien entendu, cela ne s’expliquait pas uniquement par la place accordée à la langue maternelle, mais aussi par l’implication des parents et l’engagement des enseignants. L’état d’esprit était : cela « doit » réussir.

Après la suppression brutale de ce projet en 2011, suppression qui n’a jamais pu être justifiée par une évaluation correcte, les connaissances acquises ont été valorisées dans un projet, PIM (Partners in Meertaligheid) : comment gérer les langues familiales ?

Mais malgré toutes les déclarations promotionnelles sur le multilinguisme de la part des autorités bruxelloises, la réalité est que ce projet a jusqu’à présent surtout subsisté grâce au soutien de Habilnet, un fonds privé… et cela n’est évidemment pas une donnée permanente, mais quelque chose qui prendra un jour fin.

À Bruxelles, comme dans bien d’autres domaines, on préfère les grandes déclarations publiques (sans garantir les conditions nécessaires ni prévoir et prendre en charge les difficultés) à une mise en œuvre efficace et concrète sur le terrain. Voilà la faiblesse de la manière dont on traite le plus souvent les langues maternelles et le multilinguisme. Cela mérite mieux.

Les années à venir ne seront pas faciles pour vous. D’un côté, il y a le charme de Bruxelles (sa tolérance, ses mœurs plutôt conviviales)… et vous devez le préserver. Mais d’un autre côté, il y a une incroyable mauvaise gestion qui dure depuis des années… et vous le savez sans doute aussi, une mauvaise gestion qui est d’ailleurs en partie structurelle.

Je vais être très concret. Les nombreux déchets dans les rues (et comment faire comprendre aux gens qu’on ne jette pas n’importe comment des canettes et des bouteilles vides dans la rue, alors qu’ils le font depuis des années en toute impunité ?) ; l’augmentation du trafic de drogue (et comment lutter contre cela alors que de plus en plus de familles subissent une perte de revenus ?) ; la pénurie de logements sociaux (alors qu’il faut en même temps essayer de maintenir une classe moyenne dans la ville).

D’accord. Vous allez faire des économies… mais vous ne pouvez pas toucher à de nombreuses dépenses importantes et la réalisation de certaines fusions ne relève parfois pas entièrement de votre compétence : des fonctionnaires dans des endroits parfois surpeuplés et d’autres dans des endroits sous-peuplés, un phénomène criant dans certaines communes qui devraient devenir des partenaires pour la réussite de certaines fusions. Des compétences communales qu’il vaudrait parfois mieux transférer à la Région, ce qui entraînerait des dépenses plus importantes pour celle-ci (et quid des coûts de pension ultérieurs dans un tel cas)…

Si je devais faire face à une partie de ces mêmes problèmes dans les associations dont je suis membre du conseil d’administration, il me faudrait vraiment plus de trois jours pour les résoudre. Vous êtes des travailleurs acharnés, d’accord, mais vous avez réussi à régler cela pour toute la région en trois jours ? J’espère que beaucoup de travail préparatoire a été effectué au cours des 600 jours qui ont précédé… Cela aurait donné un peu plus de sens à ces 600 jours…

Le peu que j’ai lu de votre déclaration de politique générale me réjouit d’une part… Ouf, me dis-je alors : il y a un gouvernement. Mais d’autre part, ma tête est pleine de questions.

Les années à venir ne seront pas faciles pour vous. D’un côté, il y a le charme de Bruxelles (sa tolérance, ses mœurs plutôt conviviales)… et vous devez le préserver. Mais d’un autre côté, il y a une incroyable mauvaise gestion qui dure depuis des années… et vous le savez sans doute aussi, une mauvaise gestion qui est d’ailleurs en partie structurelle.

Je vais être très concret. Les nombreux déchets dans les rues (et comment faire comprendre aux gens qu’on ne jette pas n’importe comment des canettes et des bouteilles vides dans la rue, alors qu’ils le font depuis des années en toute impunité ?) ; l’augmentation du trafic de drogue (et comment lutter contre cela alors que de plus en plus de familles subissent une perte de revenus ?) ; la pénurie de logements sociaux (alors qu’il faut en même temps essayer de maintenir une classe moyenne dans la ville).

D’accord. Vous allez faire des économies… mais vous ne pouvez pas toucher à de nombreuses dépenses importantes et la réalisation de certaines fusions ne relève parfois pas entièrement de votre compétence : des fonctionnaires dans des endroits parfois surpeuplés et d’autres dans des endroits sous-peuplés, un phénomène criant dans certaines communes qui devraient devenir des partenaires pour la réussite de certaines fusions. Des compétences communales qu’il vaudrait parfois mieux transférer à la Région, ce qui entraînerait des dépenses plus importantes pour celle-ci (et quid des coûts de pension ultérieurs dans un tel cas)…

Si je devais faire face à une partie de ces mêmes problèmes dans les associations dont je suis membre du conseil d’administration, il me faudrait vraiment plus de trois jours pour les résoudre. Vous êtes des travailleurs acharnés, d’accord, mais vous avez réussi à régler cela pour toute la région en trois jours ? J’espère que beaucoup de travail préparatoire a été effectué au cours des 600 jours qui ont précédé… Cela aurait donné un peu plus de sens à ces 600 jours…

Le peu que j’ai lu de votre déclaration de politique générale me réjouit d’une part… Ouf, me dis-je alors : il y a un gouvernement. Mais d’autre part, ma tête est pleine de questions.

 

Les années à venir ne seront pas faciles pour vous. D’un côté, il y a le charme de Bruxelles (sa tolérance, ses mœurs plutôt conviviales)… et vous devez le préserver. Mais d’un autre côté, il y a une incroyable mauvaise gestion qui dure depuis des années… et vous le savez sans doute aussi, une mauvaise gestion qui est d’ailleurs en partie structurelle.

Je vais être très concret. Les nombreux déchets dans les rues (et comment faire comprendre aux gens qu’on ne jette pas n’importe comment des canettes et des bouteilles vides dans la rue, alors qu’ils le font depuis des années en toute impunité ?) ; l’augmentation du trafic de drogue (et comment lutter contre cela alors que de plus en plus de familles subissent une perte de revenus ?) ; la pénurie de logements sociaux (alors qu’il faut en même temps essayer de maintenir une classe moyenne dans la ville).

D’accord. Vous allez faire des économies… mais vous ne pouvez pas toucher à de nombreuses dépenses importantes et la réalisation de certaines fusions ne relève parfois pas entièrement de votre compétence : des fonctionnaires dans des endroits parfois surpeuplés et d’autres dans des endroits sous-peuplés, un phénomène criant dans certaines communes qui devraient devenir des partenaires pour la réussite de certaines fusions. Des compétences communales qu’il vaudrait parfois mieux transférer à la Région, ce qui entraînerait des dépenses plus importantes pour celle-ci (et quid des coûts de pension ultérieurs dans un tel cas)…

Si je devais faire face à une partie de ces mêmes problèmes dans les associations dont je suis membre du conseil d’administration, il me faudrait vraiment plus de trois jours pour les résoudre. Vous êtes des travailleurs acharnés, d’accord, mais vous avez réussi à régler cela pour toute la région en trois jours ? J’espère que beaucoup de travail préparatoire a été effectué au cours des 600 jours qui ont précédé… Cela aurait donné un peu plus de sens à ces 600 jours…

Le peu que j’ai lu de votre déclaration de politique générale me réjouit d’une part… Ouf, me dis-je alors : il y a un gouvernement. Mais d’autre part, ma tête est pleine de questions.

 

 

Les années à venir ne seront pas faciles pour vous. D’un côté, il y a le charme de Bruxelles (sa tolérance, ses mœurs plutôt conviviales)… et vous devez le préserver. Mais d’un autre côté, il y a une incroyable mauvaise gestion qui dure depuis des années… et vous le savez sans doute aussi, une mauvaise gestion qui est d’ailleurs en partie structurelle.

Je vais être très concret. Les nombreux déchets dans les rues (et comment faire comprendre aux gens qu’on ne jette pas n’importe comment des canettes et des bouteilles vides dans la rue, alors qu’ils le font depuis des années en toute impunité ?) ; l’augmentation du trafic de drogue (et comment lutter contre cela alors que de plus en plus de familles subissent une perte de revenus ?) ; la pénurie de logements sociaux (alors qu’il faut en même temps essayer de maintenir une classe moyenne dans la ville).

D’accord. Vous allez faire des économies… mais vous ne pouvez pas toucher à de nombreuses dépenses importantes et la réalisation de certaines fusions ne relève parfois pas entièrement de votre compétence : des fonctionnaires dans des endroits parfois surpeuplés et d’autres dans des endroits sous-peuplés, un phénomène criant dans certaines communes qui devraient devenir des partenaires pour la réussite de certaines fusions. Des compétences communales qu’il vaudrait parfois mieux transférer à la Région, ce qui entraînerait des dépenses plus importantes pour celle-ci (et quid des coûts de pension ultérieurs dans un tel cas)…

Le peu que j’ai lu de votre déclaration de politique générale me réjouit d’une part… Ouf, me dis-je alors : il y a un gouvernement. Mais d’autre part, ma tête est pleine de questions.

 

 

Dans les années 1990, le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CGKR) de l’époque a obtenu du gouvernement le droit de désigner trois collaborateurs ayant accès aux centres fermés où étaient détenus des migrants en séjour illégal en attente de renvoi. Cette autorisation avait été accordée parce que certains médecins, qui y avaient alors accès, s’étaient plaints auprès de la direction du CGKR que les conditions de vie dans certains de ces centres n’étaient plus humaines.

Ce qui me frappe, c’est que depuis des années, on n’entend plus rien aujourd’hui au sujet d’éventuelles situations problématiques dans ces centres. Est-ce parce que tout s’y déroule effectivement de manière très humaine ? Est-ce parce que plus personne de l’extérieur n’y a accès ? Ou est-ce parce que ceux qui y ont encore accès depuis l’extérieur préfèrent se taire par crainte de se voir refuser cet accès ?

Je n’en sais rien, mais je constate simplement ce grand silence. Quelqu’un en sait-il davantage ? Mais alors de manière très concrète, sur la base d’une expérience personnelle ou de rapports transparents, et non sur des suppositions.

Dans les années 1990, le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) de l’époque a obtenu du gouvernement le droit de désigner trois collaborateurs ayant accès aux centres fermés où étaient détenus des migrants en séjour illégal en attente de renvoi. Cette autorisation avait été accordée parce que certains médecins, qui y avaient alors accès, s’étaient plaints auprès de la direction du CECLR que les conditions de vie dans certains de ces centres n’étaient plus humaines.

Ce qui me frappe, c’est que depuis des années, on n’entend plus rien aujourd’hui au sujet d’éventuelles situations problématiques dans ces centres. Est-ce parce que tout s’y déroule effectivement de manière très humaine ? Est-ce parce que plus personne de l’extérieur n’y a accès ? Ou est-ce parce que ceux qui y ont encore accès depuis l’extérieur préfèrent se taire par crainte de se voir refuser cet accès ?

Je n’en sais rien, mais je constate simplement ce grand silence. Quelqu’un en sait-il davantage ? Mais alors de manière très concrète, sur la base d’une expérience personnelle ou de rapports transparents, et non sur des suppositions?

Proposition du ministre Van Bossuyt :
Les Syriens engagés dans une procédure d’asile qui optent pour un retour volontaire peuvent compter sur une aide à la réintégration de 5 000 euros. Plus une personne reste longtemps dans la procédure, plus cette aide diminue progressivement. Les personnes qui se trouvent actuellement en séjour illégal dans le pays et qui souhaitent retourner reçoivent encore 3 000 euros.  Apparemment, ce dispositif serait financé par des fonds européens.

J’ai moi-même été confronté aux primes au retour, à la fin des années 1980. À l’époque, le ministre de l’Emploi avait demandé au Commissariat royal d’étudier l’efficacité des primes au retour alors accordées. La grande leçon tirée de cette étude fut qu’il faut considérer le migrant comme un être humain qui cherche à améliorer son niveau de vie, pour lui-même ou pour ses enfants. La question que se pose alors le migrant est la suivante : cette prime est-elle une chose positive ou négative pour moi et ma famille ? L’État doit également se demander quels pourraient être les effets secondaires de l’introduction d’une telle prime.

  1. À la fin des années 1980, les personnes principalement intéressées par la prime au retour étaient celles qui envisageaient déjà de rentrer. Il s’agissait de migrants bien établis de première génération (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui), proches de l’âge de la retraite.
  2. Dans le cas de Van Bossuyt, il s’agit d’un autre public, non de migrants établis. Mon conseil serait donc le suivant : raisonnez ici aussi comme si vous étiez vous-même partie prenante. Accepteriez-vous la prime si vous avez de fortes chances d’être reconnu comme réfugié ? Non. Vous pourriez éventuellement le faire si vous êtes dans une situation totalement désespérée. Dans ce cas, vous demanderez probablement la prime, à moins que vous ne voyiez absolument aucun avenir en Syrie. Je ne peux rien prédire à ce sujet. Je suis curieux de voir quel en sera l’effet.
  3. Et qu’en est-il des personnes en situation illégale ? J’ai vu des personnes sans titre de séjour rentrer dans leur pays parce qu’elles recevaient 1 500 euros. Donc oui, 3 000 euros pourraient avoir un effet. Mais ce seront surtout les plus dynamiques, entre 20 et 35 ans, qui se sentent de plus en plus frustrés et déprimés ici qui s’en serviront. Est-ce que cela aura réellement un impact significatif ? Je suis curieux.
  4. Peut-il y avoir des effets secondaires ? Un effet secondaire possible serait que cette prime soit « vendue » comme une sorte de billet de retour lors du recrutement dans le pays d’origine, et qu’elle soit vécue somme un reduction du prix du voyage en cas d’échec. Mais peut-être est-ce une hypothèse trop tirée par les cheveux.

Je me demande si tout cela a été correctement étudié en amont.

Le tissu associatif a été attaqué au cours des dernières décennies sur deux fronts : par l’État et par les médias. Entre-temps, les réseaux sociaux s’y sont ajoutés, prétendant rapprocher les médias de la personne concrète. Résultat : coïncidence ou non, la solitude a frappé de nombreuses personnes plus durement qu’auparavant. Plus que jamais, on constate que des individus s’isolent et se sentent même contraints d’exposer au maximum leur vulnérabilité, comme un cri de détresse pour être compris.

Que s’est-il passé ?
L’État a eu l’impression que son influence sur les citoyens était — à ses yeux à tort — limitée par les organisations du tissu associatif. Il est vrai que trop d’organisations du tissu associatif s’étaient quelque peu éloignées de leur mission initiale et s’étaient transformées en canaux de clientélisme. De leur côté, les médias pensaient être les canaux les plus appropriés non seulement pour informer les citoyens, mais aussi pour leur transmettre un sentiment d’appartenance communautaire. Dans le meilleur des cas, cela a conduit à des « communautés imaginées » et, dans le cas des réseaux sociaux, à des bulles fermées, malheureusement parfois fortement polarisantes.

La solitude et l’agressivité latente ont augmenté, tout comme les polarisations. Coïncidence ?

Ce que Foyer plaide, c’est un retour à la valorisation d’une véritable société civile et associative, adaptée à notre société et laissant donc place au pluralisme. Une vie associative où des personnes de chair et de sang se rencontrent et peuvent compter les unes sur les autres. Cela profitera à l’État, qui pourra se concentrer davantage sur ses missions essentielles : la sécurité physique des citoyens et la qualité de l’enseignement. Et cela donnera aussi aux médias plus d’espace pour garder une distance suffisante vis-à-vis des réseaux sociaux et pour ne pas devoir rivaliser avec certains d’entre eux pour capter l’attention d’un public avide de divertissement et d’information.