Johan Leman, 29 juin 2026
Dans les discussions, on remarque à quel point on rejette ou, au contraire, on idéalise souvent des cultures comme s’il s’agissait d’entités homogènes. La réalité n’est-elle pas plutôt que les cultures sont composées de multiples « chambres » ou dimensions ?
La logique nous invite, lors de la rencontre avec une autre culture, à reconnaître cette diversité de dimensions et à les évaluer chacune pour elle-même. Certains aspects d’une autre culture peuvent nous enrichir ; d’autres ne suscitent peut-être pas d’enthousiasme, mais peuvent être tolérés ; d’autres encore peuvent tout simplement être rejetés. Condamner une culture dans son ensemble est une attitude qui résiste mal à un examen rationnel.
Dans cette perspective, rejeter entièrement une autre culture n’est guère judicieux. On se prive de possibilités de s’enrichir soi-même. Il en va d’ailleurs de même lorsqu’on accepte une culture dans sa totalité, car on risque alors d’adopter des éléments qu’il vaudrait mieux refuser. Quant à d’autres aspects, on peut dire : « si cela n’apporte rien, cela ne fait pas de mal non plus ». On choisit alors simplement de les tolérer.
Une chose, toutefois, devrait nous convaincre profondément : les cultures ne sont pas des entités homogènes. Elles sont constituées d’une multitude de dimensions. Cette prise de conscience invite à une approche respectueuse, réfléchie et nuancée de la diversité des cultures.
Ceci est aussi vrai, à mon avis, pour les philosophies de vie.
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