Johan Leman, 23 septembre 2025
Que peut-on attendre à partir du 1er janvier dans certains quartiers en dehors des zones en cours de gentrification près du canal ?
Dans une commune comme Molenbeek, on s’attend à ce que 4.000 personnes perdent leur allocation et basculent vers l’aide du CPAS. Je ne prétends pas qu’il ne pose pas problème qu’une personne bénéficie d’allocations de chômage toute sa vie, tant pour l’intéressé et sa famille que pour l’État… La question est toutefois de savoir quel sera l’effet d’une suppression brutale et massive d’allocations de ce type dans des quartiers où, au total, cela concerne soudain 4.000 personnes ? Le CPAS pourra-t-il absorber ce choc ? Combien de ces 4.000 personnes trouveront un emploi ? L’impact sur le CPAS est une source légitime d’inquiétude. Si, en un an, un quart de ceux qui perdent leur allocation trouvent du travail, on pourra parler d’un grand succès.
Ce qui se produira, c’est un appauvrissement de nombreuses familles. Et cela intervient à un moment où :
Beaucoup de familles vont s’appauvrir. Comment certains parents réagiront-ils face à cette précarisation ?
Tout cela se passe dans des communes structurellement déficitaires, au sein d’une région structurellement déficitaire. Est-ce qu’on discute aussi de ça au fédéral quand on programme les mesures à prendre ?
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