Johan Leman, 5 avril 2025
En France, alors que Fillon était quasiment assuré d’être élu président, la justice française a mis au jour un scandale financier. La loi française, votée entre autres par Marine Le Pen, lui a été appliquée comme une sanction et il a pu oublier de devenir président. A l’époque, personne n’a crié qu’il s’agissait d’un procès politique. Marie Le Pen n’a pas protesté à l’époque.
Lorsque Chirac et Sarkozy ont également été condamnés pour des motifs financiers, personne n’a crié qu’il s’agissait d’un procès politique.
Avez-vous entendu le Vlaams Belang protester dans ces cas-là ? Non.
Il y a quelques années, lorsque le CECLR a amené en justice trois organisations à but non lucratif – pas des hommes politiques! – parce qu’elles soutenaient financièrement des écrits incitant au racisme, et oui… la plupart des écrits étaient des pamphlets du Vlaams Blok, la défense de ces organisations à but non lucratif a fait tout ce qu’elle pouvait pour faire de ce procès un procès politique. D’un point de vue médiatique, ils ont réussi. Ce n’est que devant la Cour de cassation qu’ils n’ont pas réussi. La Cour de cassation a souligné qu’il ne s’agissait pas d’un procès politique au sens où la Cour de cassation l’interprète traditionnellement en Belgique. En fait, l’argument décisif dans ce procès était qu’il ne s’agissait pas d’un procès politique. Les principaux plaidoyers portaient sur ce point, et non sur la question de savoir s’il s’agissait d’une incitation au racisme.
Conclusion. L’extrême droite évite toujours, quel que soit le crime, d’entrer dans le vif du sujet au tribunal. C’était le cas dans le procès du VB, et cela se répète de nouveau maintenant en France dans le cas Le Pen.
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