Johan Leman, 16 juillet 2026
Ce n’est pas mon intention, dans ce blog, de déjà tout raconter sur ce que nous avons entendu des nouveaux Italo-Bruxellois à partir de 77 entretiens en préparant l’expo Italo 2000. Mais je souhaite tout de même partager quelques constats.
Il s’agit d’au moins 10 000 Italiens qui sont venus vivre à Bruxelles depuis 2000. Pour eux, la migration n’était pas une nécessité, mais le choix d’un lieu offrant davantage d’opportunités. Ils sont souvent hautement diplômés ou travailleurs qualifiés, et généralement relativement jeunes.
Ce qui est intéressant et quelque peu surprenant, c’est la manière très positive dont ils perçoivent la vie à Bruxelles. J’ajoute immédiatement qu’ils habitent souvent à Ixelles ou Etterbeek, ou aux deux Woluwes ou Uccle, mais certains vivent aussi à Anderlecht, à Saint-Josse ou à Jette.
À Bruxelles, ils se sentent chez eux et acceptés, ce qui n’est pas le cas, par exemple, lorsqu’ils se rendent en Flandre, où ils se sentent perçus comme des étrangers. Comme le fait remarquer une Italienne qui guide des touristes italiens en Belgique : « Quand je parle italien à Anvers à mes touristes venus d’Italie, nous avons l’impression d’être regardés de travers. Ce n’est pas à Bruxelles que je me sens migrant, mais en Flandre. »
Les Italiens LGBTQ ressentent également Bruxelles comme un lieu sûr, et pour certains, c’est précisément en raison de cette plus grande liberté et de cette reconnaissance positive à Bruxelles qu’ils ont quitté l’Italie.
Dans cette exposition, qui se tiendra au MigratieMuseumMigration et ouvrira ses portes le 18 septembre (vernissage le 17 septembre à 17 h), le public pourra découvrir comment les nouveaux arrivants italiens installés à Bruxelles et en Belgique depuis 2000 perçoivent leur ville et leur pays d’accueil. L’exposition se poursuivra jusqu’au 30 janvier 2027.
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