41,3 % de décrochage scolaire sans qualification dans l’enseignement néerlandophone professionnel à Molenbeek. Pardon ?


Johan Leman, 11 mars 2026

Voici une citation d’une note de M. Edwin Verdoolaege, transmise à Foyer vzw, concernant le décrochage scolaire à Molenbeek :
« … le problème (du départ sans qualification à Molenbeek, jl) se situe surtout dans l’enseignement professionnel (néerlandophone, jl) avec 41,3 % d’élèves qui quittent l’école prématurément. »

Si ce constat est exact – je ne l’ai pas vérifié moi-même ; je me base sur la note – cela signifierait que près de la moitié des élèves qui suivent un enseignement professionnel dans l’enseignement néerlandophone à Molenbeek n’ont même pas terminé leur sixième année.

C’est tout de même un problème énorme, d’abord pour ces jeunes eux-mêmes, mais aussi pour ceux qui veulent lutter contre le trafic de drogue ou pour ceux qui souhaitent rendre les pensions futures soutenables en mettant davantage de personnes au travail. Et qui sait encore pour quoi d’autre ?

Et cela alors que, dans beaucoup de mes contacts récents, je constate que depuis 2000 de nombreux Italiens et Espagnols – parfois eux-mêmes anciens migrants non européens – viennent à Bruxelles parce qu’ils y trouvent du travail dans la construction ou ailleurs comme ouvriers.

Allô ! Est-ce que nos politiciens pourraient y réfléchir ?

Et la situation serait-elle tellement meilleure dans l’enseignement francophone ? Existe-t-il des chiffres sur le décrochage scolaire dans l’enseignement professionnel ? Et la situation serait-elle meilleure ailleurs, par exemple à Anderlecht ?

Une telle situation devrait être corrigée de manière prioritaire et très concrète au niveau des politiques publiques. Je le répète : si les chiffres sont corrects… Car, en secret, j’espère tout de même qu’ils ne le sont pas…

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