1er mai : Le travail est le début de l’inclusion


Johan Leman, 30 avril 2026

Le 1er mai, nous célébrons la Fête du Travail. Cette journée est historiquement liée aux luttes sociales, à la solidarité et à la conviction que le travail est plus qu’un simple salaire. Le travail, c’est une question de dignité. De reconnaissance. D’appartenance.

Dans les quartiers bruxellois où des dizaines de langues sont parlées, où les nouveaux arrivants font leurs premiers pas sur le marché du travail et où les jeunes cherchent des perspectives, le talent se heurte malheureusement parfois à des obstacles qui n’ont rien à voir avec ce talent.

Indépendamment des capacités de chacun, l’accès à l’emploi n’est pas égal pour tous, pour diverses raisons. Les diplômes ne sont pas toujours reconnus. Les noms ou même les adresses sur un CV peuvent ouvrir ou fermer des portes. Et il existe d’autres facteurs possibles : une connaissance insuffisante de la langue, l’absence de réseau adéquat, une méconnaissance du « système ». Investir dans l’accompagnement, la formation et la compréhension mutuelle n’est pas un luxe. C’est une étape nécessaire vers un marché du travail inclusif où chaque talent compte.

Le 1er mai nous rappelle que les droits sociaux n’ont jamais été acquis d’eux-mêmes. Ils sont le résultat d’efforts collectifs. Ces efforts doivent d’ailleurs contribuer à faire fonctionner le moteur économique, tout en garantissant la dignité des individus. Un emploi offre à la personne et à sa famille un revenu, une structure, des contacts sociaux — y compris avec des personnes que l’on n’aurait jamais rencontrées autrement — et de la confiance en soi.

Le travail est à la fois le fondement et le moteur du vivre-ensemble. Un travail digne n’est pas l’aboutissement de l’intégration. C’est le début de l’inclusion.

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