Johan Leman, 25 septembre 2026
Dans certains quartiers populaires, la culture de rue est particulièrement dominante chez certains jeunes. C’est aussi cette culture de rue qui fait que certaines zones sont, pour ainsi dire, privatisées. Ces zones sont alors perçues comme des territoires où une personne venant de l’extérieur est parfois rapidement considérée comme un intrus. Et personne ne vient davantage de l’extérieur qu’une personne portant un uniforme, lequel rend visible l’autorité associée à cet extérieur.
L’uniforme et celui ou celle qui le porte ont donc du mal à être acceptés dans de tels espaces sociaux marginalisés et « privatisés ». Or, l’uniforme n’est pas seulement porté par la police, mais aussi par les pompiers et les ambulanciers. Les personnes extérieures constatent alors, à juste titre et avec stupéfaction, que même les ambulanciers et les pompiers se heurtent parfois à de l’opposition.
Voilà donc l’un des défis dans lesquels le travail avec les jeunes devrait davantage investir. Comment faire en sorte que « l’uniforme » — police, ambulanciers, pompiers, etc. — devienne, davantage qu’aujourd’hui, une composante intégrée et intégratrice de la vie dans certains quartiers populaires ?
Une relative internationalisation de tels quartiers — par la présence de personnes en situation administrative précaire ou de personnes arrivant temporairement de l’étranger — ne facilite évidemment pas les choses.
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